Paroisse Saint Pierre de l’Océan
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      Accompagnement de "fin de vie"

Accompagnement de "fin de vie"



Pourquoi appeler l’aumônerie,

pour un patient en fin de vie ?


En gériatrie, la plupart du temps je suis appelée en « Urgence » auprès d’un patient mourant, par la famille qui souhaite respecter la croyance en Dieu de son parent.
C’est alors le dernier témoignage de foi de la personne mourante et le témoignage d’affection de sa famille qui en majorité souhaite participer à la prière de recommandation des mourants.

Nous rencontrons aussi des personnes très contrariées par l’évolution de l’ Église. La famille demande un aumônier mais dans 99 % des cas ce n’est pas un prêtre qui se présente et, de plus, c’est une femme ! C’est l’occasion de dialoguer, de se laisser interroger et rarement de se faire renvoyer !

En clinique, c’est aussi l’opportunité de communiquer avec le personnel soignant : en soins palliatifs il est très attentif et repère une médaille, un chapelet ou bien diagnostique une détresse spirituelle. Le service de l’aumônerie est reconnu par les soignants qui l’apprécient. Ils sont alors rassurés sur le fait qu’il ne s’agit pas d’éléments extérieurs.
Beaucoup de soignants trentenaires n’ont pas d’apriori négatif car ils n’ont pas ou peu de culture religieuse : alors nous expliquons les différents accompagnements proposés.

Un souvenir, illustre ce propos :
une personne souhaitait recevoir la communion en présence d’une dizaine de ses amis mais ne voulait pas la présence d’un prêtre. Un des amis à signalé à une jeune infirmière leur intention de vivre ce moment de prière avec distribution de la communion. L’infirmière lui a répondu : « nous avons une personne responsable de l’aumônerie, je vais l’appeler et je vous demande de passer par elle ! »
La confrontation entre des patients croyants et des soignants non-croyants est très intéressante, car les courants dans l’Église sont tellement nombreux que quelquefois ce sont les soignants qui nous amènent à vivre une plus grande fraternité.

En clinique dans le service d’oncologie en soins palliatifs, je suis appelée en amont : j’accompagne la personne plusieurs semaines avant son décès et je fais la connaissance du conjoint, des enfants et des petits enfants. Dans l’accompagnement de fin de vie, nous devons être proches de la famille qui aura à vivre la séparation et à l’accompagner, ou être témoin de la grande sérénité de certaines personnes en fin de vie. C’est une paix qu’elles nous transmettent quand elles sont réconciliées avec leur vie et se sentent prête à mourir.

La tendresse que j’éprouve est immense pour celui ou celle qui s’abandonne "comme" un nouveau-né dans cette ultime dépendance.

Il leur dit : « Déliez-le et laisser le aller » (Jn11, 44)

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